La naissance d'un volcan
On a pu observer quelques fois la formation d'un nouveau volcan. Ce fut le cas du Paricutín, au Mexique. Après quelques
jours de bruits souterrains et de secousses, le 20 février 1943 vers midi, un agriculteur sentit la terre s'échauffer; de la fumée
sortait d'un sillon. À 16 heures, il entendit de nombreuses explosions et vit s'ouvrir une fissure d'une vingtaine de mètres de
longueur, par laquelle s'échappaient des cendres et des débris incandescents.
Ceux-ci formaient, le lendemain, un cône de
30 mètres de haut. La nuit suivante, une coulée de lave très visqueuse s'épancha. Dix jours plus tard, le cône dépassait 150
mètres et, au mois d'août de la même année, il atteignait 350 mètres avec une largeur de base de plus d'un kilomètre. La petite
ville de Paricutín fut ensevelie sous les cendres, tandis que la lave parvenait au village de San Juan, qui fut détruit. Ceci est un
exemple qui représente tous les phénomènes associés à la formation et au développement d'un nouveau volcan. Les
grondements souterrains plus ou moins intenses, parfois accompagnés de secousses sont les signes précurseurs les plus
courants. Puis, commence l'éruption proprement dite, constituée par l'émission de produits gazeux, liquides et solides
(voir "Matériaux rejetés").

